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Temple du nuage
Le temple du Nuage est l’un des quatre Temples de Laelith, situé sur la Terrasse du même nom. Principalement dédié aux divinités de l’Air, ou cultes aériens, il est renommé par la beauté et la singularité spirituelle de ses liturgies empreintes d’une foi profonde, qui remonte à des âges très anciens, le démarquant des autres temples de la cité.
L’édifice incorpore dans son architecture des vestiges provenant de l’antique Tanith Lenath, la cité originelle d’avant le Châtiment.
Le Temple du Nuage abrite également des bibliothèques, dont une partie est accessible à tous. Les fidèles peuvent y trouver des milliers de documents de toutes origines et confessions, témoignant de la richesse spirituelle de Laelith. Les prêtres du temple sont disponibles dans les chapelles pour rencontrer les visiteurs et répondre à leurs questions.
Le Temple dispose également de logements, de dortoirs, de cuisines et de réfectoires, tous situés dans des immeubles du quartier, car la doctrine du Nuage interdit la présence de ces facilités au sein même de l’édifice religieux.
Les collèges se réunissent dans la Chambre des Cénacles, où la grande prêtresse dispose d'un office privé.
Bref historique du Temple du Nuage
Des érudits évoquent la présence de monuments datant de l’antique Tanith-Lenath, dont la destination reste mystérieuse comme les ruines dites du Temple des Anciens et autres vestiges plus ou moins apparents. Sur le site de l’actuel Temple du Nuage s’élevait un édifice circulaire flanqué de 8 colonnes massives, dénommées Piles Vihaniques, d’origine HuLlivanii (ou Huvaliniens), d’après les historiens qui se reposent sur l’analyse du style architecturale et la nature des matériaux utilisés, inconnus dans la région.
Ce bâtiment disloqué est démonté et rebâti sur un plan similaire. 6 des 8 piles vihaniques sont restaurées, 2 reconstruites avec des matériaux communs. Dessous se trouve un puits d’une profondeur d’environ 300 pieds entièrement rebâti, l’ancien étant écrasé sous l’effet du cataclysme. De ce puits partent 7 tunnels qui abritent les 7 sphères, dit threnodiques, dont la finalité originelle est inconnue.
Les parois du temple sont recouvertes de reliefs provenant de l’antique édifice, minutieusement restaurés par Astinas Alewens, qui réalise aussi le dôme dans les premières décennies de l’existence de Laelith.
Sous Tokinafal VII (789-794), Laelith traverse une grave crise religieuse qui n’épargne pas le Nuage. À la fin des troubles, les dommages portés au temple entrainent une seconde restauration, dite de Dodzeer, du nom d’un architecte de ce temps. Des différents dogmatiques divisent le clergé qui dérive, au fil de réformes malencontreuses, vers les affaires politiques.
En 795, l’antique Collège des Threnodes doit s’exiler en Egonzathan pour préserver leur savoir hérité des anciens HuLlivanii. Après leur départ, le clergé fait édifier des plateformes amovibles, leur mécanisme très complexe se loge dans le puits. Afin de guider l’élévation des plateformes, 8 nouvelles piles, dites de Dzodeer, sont dressées entre les anciennes piles vihaniques. Les tribunes des Precantores sont démontées afin de laisser place à ce mécanisme.
Le thegelthan, devenu inutile, est partiellement démonté ; les tuyaux de façade sont remisés dans les chambres de l’instrument. Il sera plus tard partiellement remis en service.
Lorsque Mithrias prend ses fonctions, au début du règne de Theaphanerys XIV, les plateformes accusent une usure considérable, nécessitant une maintenance dispendieuse, elles absorbent alors près de la moitié des ressources financières du Temple, obligeant le clergé à « faire la course au fidèle » pour augmenter les offrandes. En même temps, la liturgie s’écarte des dogmes originaux, à tel point que Mithrias décide d’entreprendre des réformes. Celles-ci sont longues à mettre en place, tant les réticences interne sont grandes ; ce dernier est, en effet, englué dans des habitudes séculaires difficiles à défaire.
Lors d’une rencontre avec des novices, Mithrias remarque une jeune fille, très belle, avec qui il s’entretient longuement. Subjugué par la beauté de sa voix, son raisonnement très mûr et ses réflexions très justes, il décide, contre l’avis du Collège des 72 sages, de la prendre quelque temps sous sa responsabilité. Cette jeune fille n’est autre que Inamaka Mahpyua, qui deviendra la Grande Prêtresse du Nuage. C’est elle qui, en fait, insuffle la voie des réformes à entreprendre, l’abandon des plateformes et la restauration de l’ancienne liturgie des sphères et du thegelthan. La première étape est marquée par le rappel des Threnodes exilés en Egonzathan. Si leur retour est accueilli avec scepticisme au début, finalement il revitalise le temple.
La déconstruction des plateformes est entreprise à la suite d’un orage qui les endommage. Les travaux durent deux mois, les plus belles poutres de cet édifice mobile sont cédées à des artisans de la Main qui travaille. Pendant deux ans, le temple dans son ensemble est restauré. À ce chantier s’ajoutent les premières réformes théologiques évoquées auparavant. Inamaka va poursuivre ces réformes en expurgeant la liturgie des rites obsolètes pour revenir à la pureté du Nuage.
Le Temple et ses annexes
Situé dans le quartier dit du « Croissant », en raison de la forme circulaire des rues qui environnent le Temple, le Temple du Nuage est comme « un phare qui guide les pèlerins vers la foi » ; sa haute silhouette émerge des brumes caractéristiques du lieu. L’accès au Temple de fait par le grand vestibule monumental s’ouvrant sur la place du Nuage Neuf. Tout autour, les auberges et les échoppes animent le quartier. Une des caractéristiques de ce quartier est de voir des prêtres et des clercs du Temple aller et venir, pour rejoindre soit le Temple soit leurs logements situés dans les bâtisses environnantes. Se mêlant à la foule des pèlerins, cela ajoute à la vitalité et au pittoresque des lieux.
Les cérémonies débordent souvent du temple lui-même et se déroulent sur les places et dans les ruelles du quartier, transformant ainsi le Croissant en un véritable sanctuaire à ciel ouvert.
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