This is an old revision of the document!
L'excès
« Comme s’il n’y en avait pas assez, le Châtiment, triste farceur, dans d’autres mondes cueille les peurs, pour les bouturer à l’Excès. » Ainsi chantait Morte-Mirette, bardesse et soulographe, pour parler de cette poignée de ruelles au nord-est de la terrasse. Force est de constater que l’on trouve dans ce quartier un nombre significatif d’étranges étrangers, de bestioles égarées et d’humanoïdes encore plus perdus, qui clament qu’ils ne connaissent point la Cité Sainte et qu’ils ont débarqué comme naufragés d’un autre monde, un soir de brume ou bien un lendemain de cuite.
La proportion d’homme cornus ou de grandes bêtes maigres cachées dans les greniers est telle qu’un groupuscule d’illuminés, mi miliciens mi esclavagistes, se sont mis en tête de donner la chasse aux plus tordus des « débarqués ». Sous les ordres d’un certain Comte Zaroff, ce groupuscule secret enlève, poursuit et empaille parait-il, toutes les créatures, sentientes ou non, qui sont assez exotiques pour leur plaire.
